Vacuités vaticanes

© N. Calvez-Duigou

« Rien ne prouve qu’il existe une chose comme « la religion » dans l’abstrait. Ce qui existe, ce sont des représentations mentales, des actes de communication qui les rendent plus ou moins plausibles, et de très nombreuses inférences dans de très nombreux contextes » (Alain Boyer)

VACUITES VATICANES

L’inénarrable gars Fañch, qui règne au Vatican, vient de nous pondre une nouvelle sentence dont l’intelligence et le respect induit n’aura échappé à personne d’un peu intelligent et évolué, au terme d’une déclaration qui fera certainement le bonheur des habitué-e-s des traits d’esprits misogynes. Après l’Europe traitée de grand-mère inféconde et moribonde, le jour même de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (25 novembre 2014), voici les femmes comparées à des fraises. « Radine ta fraise bobonne» !

Nul doute qu’à ce train, Maud Amandier et Alice Chablis pourront écrire « Le Déni » 2 très rapidement. Je leur propose en sous titre « Le vieux qui sucrait les fraises ». Et cela peut se comprendre de plusieurs manières.

 

Le quotidien Ouest-France nous livre ce sommet d’arriérisme mental en quelques lignes que je ne résiste pas au plaisir de citer in-extenso ci-dessous

 

 

Religion. Le Pape François compare les femmes aux fraises d'un gâteau

Vatican - 05 Décembre 2014

 

 

 

 

Le pape François a estimé vendredi que l'Eglise catholique avait besoin de davantage de théologiennes. Il a salué le courage des femmes mais reste opposé à leur ordination.

Le Pape François a insisté sur la nécessité pour l'Eglise d'accueillir davantage de femmes théologiennes, devant une commission théologique essentiellement masculine.

« Comme les fraises d'un gâteau, il en faut toujours plus »

 

« Les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus », a-t-il lancé devant les membres de la Commission théologique internationale, où le nombre des femmes s'est légèrement accru ces dernières années.

« L'Eglise reconnaît l'apport indispensable de la femme dans la société, avec une sensibilité, une intuition et des capacités particulières, qui sont généralement davantage le fait des femmes que des hommes », a-t-il expliqué. « Je vois avec plaisir combien de nombreuses femmes offrent des apports nouveaux à la réflexion théologique. Elles peuvent découvrir, au bénéfice de tous, certains aspects inexplorés de l'insondable mystère du Christ », a-t-il ajouté.

 

Un hommage au courage des femmes

 

Dans un message écrit aux familles italiennes, le pape François a aussi évoqué vendredi « le besoin de beaucoup de femmes dans la société d'être mieux reconnues dans leurs droits, dans la valeur des tâches qu'elles accomplissent habituellement dans divers secteurs de la vie sociale et professionnelle ».

« Certaines sont fatiguées et quasi-brisées sous le fardeau des responsabilités et des devoirs », a-t-il écrit.

Une vision traditionnelle

 

Jorge Bergoglio garde cependant une vision traditionnelle du rôle des femmes, et son souci que leur « génie » propre soit reconnu au sein de l'Eglise s'accompagne, comme pour ses prédécesseurs, d'une opposition à leur ordination.

Dans certains pays comme aux Etats-Unis, les théologiennes ont un rôle très important, même si leurs positions souvent très progressistes sur la place des femmes et la société ne sont pas toujours appréciées au Vatican.