Tom le Taquin et ses cinq preuves

© N. Calvez-Duigou

« Rien ne prouve qu’il existe une chose comme « la religion » dans l’abstrait. Ce qui existe, ce sont des représentations mentales, des actes de communication qui les rendent plus ou moins plausibles, et de très nombreuses inférences dans de très nombreux contextes » (Alain Boyer)

Février 2015

TOM LE TAQUIN ET SES CINQ PREUVES

Ainsi que le démontrent Thomas d’Aquin mais plus encore Ockham : dieu n’existe pas. En tout cas le dieu abrahamique.

 

Dans son article 3 de la deuxième question de sa somme, Tom prétend démontrer en cinq points l’existence de son dieu. Papotons donc joyeusement avec cet illuminé qui a quand même réussi à justifier tout l’intérêt du brûlage à vif de tous ceux qui ne pensaient pas comme les braves gens qui craquaient les allumettes.

Article 3 — Dieu existe-t-il ?

 

Objections :

1. De deux contraires, si l’un est infini, l’autre est totalement aboli. Or, quand on prononce le mot Dieu, on l’entend d’un bien infini. Donc, si Dieu existait, il n’y aurait plus de mal. Or l’on trouve du mal dans le monde. Donc Dieu n’existe pas.

 

2. Ce qui peut être accompli par des principes en petit nombre ne se fait pas par des principes plus nombreux. Or, il semble bien que tous les phénomènes observés dans le monde puissent s’accomplir par d’autres principes, si l’on suppose que Dieu n’existe pas ; car ce qui est naturel a pour principe la nature, et ce qui est libre a pour principe la raison humaine ou la volonté. Il n’y a donc nulle nécessité de supposer que Dieu existe.

En sens contraire, Dieu lui-même dit (Ex 3, 14) : « Je suis Celui qui suis. »

 

Réponse :

Que Dieu existe, on peut prendre cinq voies pour le prouver.

 

La première est celle dite du « moteur immobile », celle qui se prend du mouvement.

Il faut donc que tout ce qui se meut soit mû par un autre. Donc, si la chose qui meut est mue elle-même, il faut qu’elle aussi soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut ainsi continuer à l’infini, car dans ce cas il n’y aurait pas de moteur premier, et il s’ensuivrait qu’il n’y aurait pas non plus d’autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu’ils sont mus par le moteur premier, comme le bâton ne meut que s’il est mû par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c’est Dieu.

 

La seconde voie part de la notion de cause efficiente. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu’il y a un ordre entre les causes efficientes et qu’il n’est pas possible qu’une chose soit la cause efficiente d’elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible. Or, il n’est pas possible non plus qu’on remonte à l’infini dans les causes efficientes. Il faut donc nécessairement affirmer qu’il existe une cause efficiente première, que tous appellent Dieu.

 

La troisième voie se prend du possible et du nécessaire, et la voici. Parmi les choses, nous en trouvons qui peuvent être et ne pas être la preuve, c’est que certaines choses naissent et disparaissent, et par conséquent ont la possibilité d’exister et de ne pas exister. Mais il est impossible que tout ce qui est de telle nature existe toujours ; car ce qui peut ne pas exister n’existe pas à un certain moment. Si donc tout peut ne pas exister, à un moment donné, rien n’a existé. Or, si c’était vrai, maintenant encore rien n’existerait ; car ce qui n’existe pas ne commence à exister que par quelque chose qui existe. On est donc contraint d’affirmer l’existence d’un Être nécessaire par lui-même, qui ne tire pas d’ailleurs sa nécessité, mais qui est cause de la nécessité que l’on trouve hors de lui, et que tous appellent Dieu.

Objections :

 

Ces trois premiers arguments se fondent sur le présupposé qu’une divinité telle que celle qui est définie par les écrits que constitue la Bible (ancien et nouveau testament compris) serait susceptible d’échapper à la régression ici soulignée.

Il faudrait qu’en outre cette entité soit, si l’on en croit les multiples propriétés qui lui sont attribuées, tout puissant, omniscient, grand, bon, créateur, capable de lire les pensées, etc.

 

Si cette divinité est omnisciente, elle sait alors comment intervenir sur les évènements pour changer leur cours, en utilisant pour cela sa toute puissance. Mais puisqu’il est tout puissant, alors il ne peut s’opposer à lui-même et doit donc renoncer à se faire changer d’avis sur son intervention, par exemple. Or, s’il ne peut pas se faire changer d’avis à lui-même, alors, il ne saurait être qualifié de tout puissant. Au pire, c’est donc un être qui vit dans un conflit personnel permanent et qui est parfaitement incapable de changer le moindre de ses futurs projets. De ce fait, il ne dispose d’absolument aucune liberté et s’il a véritablement un dessein, celui-ci a dû être conçu très exactement en même temps qu’apparaissait ce dieu.

Enfin, puisqu’il est l’origine de tout, alors il est également le créateur, peut-être de tout bien, mais aussi de tout mal. Dans la mesure où il est omniscient, il ne pouvait pas ne pas savoir qu’il allait créer le mal et le laisser s’exprimer. Ce qu’il y a de plus monstrueux sur terre fait donc partie du dessein divin dans la perspective régressive.

 

A ce jour, la science nous propose comme régression ultime, l’atome. En effet, quel que soit l’atome que l’on prenne en exemple, si l’on régresse au-delà du noyau atomique, on obtient autre chose que la matière qu’il représente. Dans la mesure où Thomas d’Aquin ne peut prouver définitivement que sa divinité ne saurait être l’objet d’une régression elle-même, alors, nous sommes fondé-e-s à croire que celle-ci peut tout à fait avoir lieu. De ce fait, la divinité devient encore autre chose, mais cesse d’être le dieu de ce bon vieux Tom.

 

Dans un grand élan spiritualiste, les théistes et adeptes divers de toute religions, opposent l'esprit au matérialisme et affirment que leur divinité est pur esprit. Sans doute serait-il mesquin de leur faire remarquer que pour un pur esprit, il aurait dû être absolument inutile de créer du matériel. Et là encore, à partir de quoi ? D'un atome originel ? De rien ? Et qu'est-ce qu'un pur esprit ? A-t-il besoin d'énergie ? Se nourrit-il de quelque chose ? De la douleur de sa création peut-être ?

 

En développant sa deuxième voie, le gars Tom ne répond pas à une question importante, à savoir en quoi il est nécessaire d’affirmer qu’une cause efficiente première devrait être appelée « dieu ». Il oublie en outre que même à son époque, tout le monde ne l’appelle pas « dieu » au sens de « dieu d’Abraham ».

 

Enfin la troisième voie méconnaît gravement la question incontournable que représente la nécessité de dieu pour lui-même.

 

Si l'on considère le texte biblique :

 

Lorsque dans Exode 3,14 le dieu de Moïse lui répond « ehyeh asher ehyeh », c'est-à-dire « Je suis celui qui suis » ou « Je serai qui je serai », il existe une notion de devenir et l’accent est mis sur l’aspect dynamique de cette divinité. Elle cherche la relation, l’interaction. Enfin, tout au long des écritures, la personnalité de cette divinité ne cesse d’évoluer. Si cette divinité évolue, alors, appliquant le principe régressif de Thomas d’Aquin, force nous est d’accepter l’idée qu’il faut que quelque chose l’ait fait évoluer et il y a nécessairement une cause à cette évolution. Or la cause doit être recherchée antérieurement au résultat que nous observons, dans l’hypothèse selon laquelle ces écritures sont une révélation, donc la parole même, l’essence même, de la divinité qui est l’objet de cette discussion. Et donc « celui qui est » ne saurait être la cause première. De ce fait, celui qui refuse de se nommer mais qui pourtant ne s’en trouve pas moins désigné à longueur de Bible par le tétragramme YHWH construit sur la base d’une racine h-w-y qui signifie « souffler » (comme le vent), n’est pas le dieu créateur.

 

Cette affirmation nous est en outre démontrée par un livre antérieur à celui de l’Exode dans sa rédaction, qui est le Deutéronome 32, versets 8 à 13 : « Quand le Très Haut donna aux nations leur héritage, quand il répartit les fils d'homme, il fixa les limites des peuples suivant le nombre des fils de Dieu ; mais le lot de Yahvé, ce fut son peuple, Jacob fut sa part d'héritage. Au pays du désert, il le trouve, dans la solitude lugubre de la steppe. Il l'entoure, il l'élève, il le garde comme la prunelle de son œil. Tel un aigle qui veille sur son nid, plane au-dessus de ses petits, il déploie ses ailes et le prend, il le soutient sur son pennage. Yahvé est seul pour le conduire ; point de dieu étranger avec lui. Il lui fait chevaucher les hauteurs de la terre, il le nourrit des produits des montagnes, il lui fait goûter le miel du rocher et l'huile de la pierre dure » […]

Outre que ces versets nous démontrent que le dieu YHWH est un dieu subalterne, ce qui suppose qu’il ait été créé, ils nous démontrent également son identification avec Baal, souvent qualifié, lui aussi, de « chevaucheur des nuées ».

Donc, le dieu abrahamique est un dieu tribal et non un dieu unique et suprême.

 

El Ugarit de Ras Shamra

Or, les trois religions abrahamiques, qui se réfèrent à ces textes, textes qu’elles disent révélés et vérité, affirment que le dieu YHWH est le dieu unique et que tout autre divinité ne saurait qu’être fausse et n’existe pas.

Puisque YHWH est un dieu subalterne émanant du dieu suprême El Elyon (le Très Haut), que le dieu El ne peut qu’être faux et ne pas exister, s’il n’existe pas, alors tout ce qui en découle est faux et n’existe pas. Donc, le dieu YHWH n’existe pas.

Si en revanche, ainsi que ledit Thomas d’Aquin, « ce qui n’existe pas ne commence à exister que par quelque chose qui existe », alors, il est incontournable de considérer que si YHWH existe, le dieu El existe obligatoirement, puisqu’il en est l’origine.

 

En conséquence, au mépris de la raison invoquée par lui-même et ses successeurs, Thomas d’Aquin choisit d’adorer un dieu tribal qui n’existe que parce qu’un autre dieu, El, en l’occurrence, lui a précédé et l’a doté d’une terre et d’un peuple. Or, de nombreux textes et de nombreux témoignages archéologiques, attestent du culte du dieu El. A ces témoignages s’ajoute donc celui du Deutéronome. Ce qui rend la position thomiste, celle des monothéismes abrahamiques, plus largement, tels que vécus aujourd’hui absolument insoutenable. Et toujours dans l’optique aquinienne, et puisque les Ecritures sont révélées et vraies, alors le dieu El existe et les polythéistes qui lui rendaient un culte étaient dans la vérité, régressivement parlant, tandis que les monothéismes auto-qualifiés, sont dans l’erreur.

La quatrième voie procède des degrés que l’on trouve dans les choses. Une qualité est attribuée en plus ou en moins à des choses diverses selon leur proximité différente à l’égard de la chose en laquelle cette qualité est réalisée au suprême degré ; par exemple, on dira plus chaud ce qui se rapproche davantage de ce qui est superlativement chaud. Il y a donc quelque chose qui est souverainement vrai, souverainement bon, souverainement noble, et par conséquent aussi souverainement être. Il y a donc un être qui est, pour tous les êtres, cause d’être, de bonté et de toute perfection. C’est lui que nous appelons Dieu.

Objection : La manière de laquelle Tom procède pour sa démonstration est extrêmement simple : les individus ont tous des odeurs corporelles, plus ou moins prononcées. Il doit donc exister un être qui est pour tous les êtres, cause d’odeurs et d’une exceptionnelle puanteur. C’est lui que nous appelons dieu.

A partir du moment où l’exceptionnalité de dieu est le maître étalon, vous pouvez prendre n’importe quelle occurrence, vous arriverez toujours à la même conclusion. Dieu est un summum dans tous les degrés supérieurs. Même dans la mauvaise haleine, ce qui nous est épargné sur le blog. Mais c’est aussi valable pour le mal, pour toute horreur qui a pu être perpétrée ou se produire.

La cinquième voie est tirée du gouvernement des choses. Nous voyons que des êtres privés de connaissance, comme les corps naturels, agissent en vue d’une fin, ce qui nous est manifesté par le fait que, toujours ou le plus souvent, ils agissent de la même manière, de façon à réaliser le meilleur ; il est donc clair que ce n’est pas par hasard, mais en vertu d’une intention qu’ils parviennent à leur fin. Or, ce qui est privé de connaissance ne peut tendre à une fin que dirigé par un être connaissant et intelligent, comme la flèche par l’archer. Il y a donc un être intelligent par lequel toutes choses naturelles sont ordonnées à leur fin, et cet être, c’est lui que nous appelons Dieu.

Charles Robert Darwin (né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire – mort le 19 avril 1882 à Downe dans le Kent) _ Ph. J. Cameron (1869)

Or le darwinisme a pulvérisé cette affirmation, et plus encore les successeurs de Darwin. Lorsque les théologiens se sont d’ailleurs trouvés confrontés aux théories de la sélection naturelle, il leur est apparu impossible que leur dieu ait permis autant de cruauté pour en arriver là. Lorsque les géologues ont commencé à mieux connaître le fonctionnement de la terre, le choc traumatique a été presque encore plus fort. Inutile de revenir sur la terre qui n’est pas le centre de l’univers...

Cet argument téléologique, cette théorie du dessein, n’est rien d’autre que l’argument de l’improbabilité, donc un argument statistique. Et cet argument statistique peut tout à fait être retourné. C’est en outre la seule alternative présentée au hasard, en dépit de la lente évolution.

Surtout, la théorie du dessein, comme celle de la création, ne s’appuient que sur les lacunes de nos connaissances pour proposer un schéma d’explication spécieusement logique, sans pour autant apporter la moindre réponse à la question de la personnalité profonde d’un créateur qui conçoit un monde qui brille particulièrement par sa somme de souffrances, de douleurs, de cruauté implacable.

C’est là que se noue l’incompatibilité évidente entre une science qui cherche et énonce ses zones d’ignorance afin de cibler la recherche nécessaire à les combler et des déistes, théologiens et mystiques, qui énoncent ces zones, voire les recherchent avidement, afin d’y asséner leur dessein intelligent et ainsi considérer qu’ils obtiennent une victoire, ne serait-ce que par défaut. La théologie des lacunes n’est rien moins que la pauvre expression du créationnisme qui finit par ne plus trouver que ce moyen pour affirmer l’existence de sa divinité.

 

Guillaume d'Ockham ou Guillaume d'Occam (v. 1285 - 9 avril 1347)

Pour sa part, Ockham énonce un principe bien plus simple, celui de l’économie, appelé plus généralement « rasoir d’Ockham », qui incite à écarter les hypothèses inutiles pour accepter la cause suffisante.

Il a d’ailleurs lui-même admis l’idée qu’il est possible de connaître la nature des choses qu’il qualifie encore de « créées », sans aucune référence au créateur.

De la même façon, il considère que si l’on tente d’identifier une première cause de l’existence du monde, on peut choisir de l’appeler dieu, même sans connaître la nature de la première cause. Mais dans la mesure où une cause nécessite une autre cause, vient le moment où il devient impossible de régresser à l’infini et conséquemment, poser la question d’un créateur soulève la question de savoir qui a créé le créateur.

C’est pourquoi, n’ayant aucun argument à objecter à cette question, Ockham lui-même devait bien avouer que l’existence d’une divinité ne peut être « démontrée » que par la foi.

Dans un sursaut désespéré, il en est encore qui se retranchent derrière le pari de Pascal, qui est une insulte à l’esprit et même à la divinité qu’il entend ainsi promouvoir, ou la conclusion de Tertullien dont la logique est évidemment plus que discutable à savoir que l’improbabilité même de l’existence d’un dieu la rend croyable, ce qui est l’un des summum de l’indigence intellectuelle et on en revient à la statistique.

Thomas d’Aquin en arrive donc à proposer des solutions à toutes ses affirmations précédentes.

 

Solutions :

 

1. A l’objection du mal, S. Augustin répond : « Dieu, souverainement bon, ne permettrait aucunement que quelque mal s’introduise dans ses œuvres, s’il n’était tellement puissant et bon que du mal même il puisse faire du bien. » C’est donc à l’infinie bonté de Dieu que se rattache sa volonté de permettre des maux pour en tirer des biens.

 

2. Puisque la nature ne peut agir en vue d’une fin déterminée que si elle est dirigée par un agent supérieur, on doit nécessairement faire remonter jusqu’à Dieu, première cause, cela même que la nature réalise. Et de la même manière, les effets d’une libre décision humaine doivent être rapportés au-delà de la raison ou de la volonté humaine, à une cause plus élevée ; car ils sont variables et faillibles, et tout ce qui est variable, tout ce qui peut faillir, doit dépendre d’un principe immobile et nécessaire par lui-même, comme on vient de le montrer.

Lorsqu’on sait de quelque chose qu’il est, il reste à se demander comment il est, afin de savoir ce qu’il est. Mais comme nous ne pouvons savoir de Dieu que ce qu’il n’est pas, non ce qu’il est, nous n’avons pas à considérer comment il est, mais plutôt comment il n’est pas.

Il faut donc examiner 1° comment il n’est pas ; 2° comment il est connu de nous ; 3° comment il est nommé.

La citation d’Augustin et d’un dieu souverainement bon qui ne permet le mal que parce qu’il en tire un bien, suggèrent que la divinité est avant tout psychotique, si l’on se réfère à l’ensemble de nos connaissances de notre univers et de l’humanité. La question est donc de savoir de quel bien il s’agit et du pourquoi du choix d’autant de mal pour y parvenir, s’il y avait la moindre divinité telle que définie par l’ensemble des textes religieux, ne serait-ce que des trois monothéismes organisés autour du dieu abrahamique

 

La libre décision humaine, pour sa part, a très largement été entamée par la psychanalyse et les études comportementales. Faut-il en conclure qu’en tant que principe immobile et nécessaire, le dieu abrahamique est un vaste creuset de psychoses diverses ? Probablement si l’on se réfère à l’affirmation aquinienne.

 

En revanche, inutile, comme le fait le gars Tom, d’essayer de définir cette divinité par ce qu’elle n’est pas, donc en négatif, comme s’il était impossible d’en donner un contour positif. En effet, grâce à un grand scientifique, il est possible aujourd’hui de définir positivement cette divinité.

 

Einstein a déclaré « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. »

L’expérience, la raison et l’observation, nous confirment bel et bien, que la bêtise humaine est infinie.

Or, la religion nous oppose que dieu est infini.

 

Solution : dieu est une bêtise humaine.

Dessin de Charb - Charlie Hebdo